Nos actions – l’attractivité du territoire.

ou comment faire venir les tournages 🙂

Pendant ces longues semaines de confinement, nous avons tenu de nombreuses Visio-réunions avec les institutions, de la région Sud, de la Mairie de Marseille et de la Métropole Aix-Marseille-Provence (etc…) afin de continuer le dialogue avec eux, et leur demander de nous soutenir pour la période post-confinement que nous pressentions difficile. Demain deux réunions sont programmées, on vous tiendra au courant. Pour favoriser la reprise des tournage dans notre région, nous leur avons demandé notamment de favoriser encore plus l’accueil des tournage et d’augmenter l’attractivité de notre territoire. Vous trouverez en pièce jointe notre lettre adressée au président Renaud Muselier (la région SUD) et transmise aux différentes municipalités susceptibles d’accueuillir des tournages par la suite.

Entretien avec Frédéric Salles, ingénieur du son pour le cinéma de fiction et documentaire

Article issu du site https://seances-speciales.fr/ l’agenda des Cinémas du Sud et Tilt / ARTS met en avant ses membres !

Les métiers du cinéma : Ingénieur du son

Le film s’achève, le générique se déroule, égrenant les noms et professions de toutes les personnes qui ont permis que le film visionné existe. Une preuve de plus que le cinéma est un art collectif qui rassemble de nombreux savoir-faire. A travers une série d’entretiens, Séances Spéciales vous emmène à la découverte des métiers du cinéma.

Pour cette première rencontre, nous avons discuté avec Frédéric Salles, ingénieur du son qui travaille aussi bien pour la fiction (Rafiki de Wanuri Kahiu (2018), Big in Vietnam de Mati Diop (2012)…) que le documentaire (Des Hommes d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet (2019)), quand il ne se consacre pas à des projets musicaux. Originaire de Marseille, cet autodidacte revient pour nous sur la vision de son métier, la place de l’ingénieur du son dans une équipe de tournage et l’importance des rapports humains dans sa profession.

Frédéric Salles, marché de Zanzibar. Photo : Wilson Rumisha.
Rafiki de Wanuri Kahiu, Météore Films (2018)
Des enfants dans les arbres de Bania Medjbar (2009)
Tarr Belà, I used to be a filmmaker de Jean-Marc Lamoure, MPM Film (2012)
Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le métier d’ingénieur du son ?

Pour construire la bande son d’un film, il y a trois étapes principales : le tournage, le montage et le mixage.

Le chef opérateur du son, ingénieur du son ou preneur de son en cinéma, est responsable de la prise de son. Accompagné d’un perchman et éventuellement d’un deuxième assistant, il capte le son en direct lors du tournage en synchronisation avec l’image, mais aussi des sons seuls et des ambiances hors tournage pour ramener le plus de matière sonore possible avant le montage du film.

─ Comment se passe le travail de préparation d’un tournage ?

L’ingénieur du son commence à travailler avant le tournage, à partir du moment où le réalisateur ou la réalisatrice a écrit son scénario, pour établir avec lui ou elle ce qui constitue la fondation du travail, le désir du film et bien sûr établir une relation de confiance. Une fois que le tournage commence, on peut résoudre des problèmes techniques ou esthétiques mais on n’a plus le temps de se poser pour réfléchir à ce qu’est la vision créatrice du film.

Après la lecture, il y a un premier travail qui s’appelle le dépouillement du scénario. C’est une lecture technique pour évaluer les enjeux matériels et esthétiques du scénario. Par exemple, s’il y a une scène dialoguée avec six acteurs, on sait que ça va être une scène très compliquée qui va nécessiter le matériel adéquat. Cela permet de se mettre d’accord avec la production sur le matériel requis et d’établir un budget.

De notre côté, on dresse une liste des sons qui nous semblent importants pour les différentes scènes. Si un personnage écoute de la musique et danse, on va devoir préparer cette musique pour la lancer au moment du tournage. Ensuite, il faut préparer les ambiances, c’est-à-dire tous les sons qui vont coller à une séquence en plus des dialogues. Ce sont des choses qui s’obtiennent en dehors du tournage, qui dépendent des lieux. J’ai donc besoin d’une liste des décors et des situations : intérieur / extérieur, jour / nuit.

Ensuite, il faut rencontrer l’équipe, faire des repérages techniques, préparer le matériel, trouver un perchman et un assistant. Chaque ingénieur du son à sa manière de travailler, qui correspond à ses outils mais aussi à sa pratique.

De quelle manière s’organise votre temps de travail entre deux tournages ?
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Tournage annulé, décalé, reporté : Demandez le chômage partiel

Au vue de la situation actuelle et des nombreuses annulations et reports de tournage, nous souhaitions vous informer particulièrement sur le chômage partiel (ou activité partielle). En effet la plupart d’entre nous ne le savent pas, mais même sans contrat nous pourrions avoir droit à ce dispositif de chômage très (plus) avantageux et cela sans que cela ne coûte grand chose à notre employeur.

En effet, dans la notice publiée sur le site du ministère de la culture la question 4 est : Est-il possible de mobiliser le dispositif de chômage partiel pour des contrats qui n’ont pas encore reçu de début d’exécution, ou qui n’ont pas encore été signés mais pour lesquels une promesse d’embauche a été conclue ?

Leur réponse est claire :

Dès lors qu’il y a signature d’un contrat de travail ou promesse d’embauche formalisée avant le 17 mars, date de début du confinement, l’employeur pourra solliciter le bénéfice du dispositif au titre des périodes contractuellement prévues. Il est toutefois à noter que cette doctrine ne s’appliquera que pendant la crise sanitaire et uniquement pour les cas où la suspension de l’activité est liée au covid19. Il est à rappeler que le placement en activité partielle peut être contestée par les salariés dans la mesure où l’employeur ne met pas le contrat/la promesse d’embauche à exécution.

Il n’est pas nécessaire d’avoir signé un contrat pour qu’il puisse s’appliquer : une simple promesse d’embauche suffit. C’est mieux d’avoir un écrit (SMS, mail), mais même une promesse verbale suffit. Il s’agit donc de la bonne foi des employeurs.

C’est pour cela que nous vous encourageons à contacter vos employeurs, avec lesquels vous deviez tourner pour leur demander de mettre en place le chômage partiel. Cela vous fera des heures et augmentera vos ressources, n’épuisera pas vos indemnisations chômage et si nous nous mobilisons TOUS pour que le recours au chômage partiel soit systématique, nous pourrons préserver notre activité qui a particulièrement pris du plomb dans l’aile !

Plus d’infos – infos Covid

Infos COVID-19

Sur la page infos covid19, nous essayons de récapituler les mesures en faveur des techniciens du cinéma et de l’audiovisuel des différents organismes qui se préoccupent de nos problématiques . Nous la mettrons à jour au fur et à mesure, en faisant particulièrement attention aux fake news.

[Confinement-Jour 5]

Nettoie ta boîte mail, Chaque email stocké est responsable de l’émission de 10 grammes de CO₂. Faites le ménage dans vos emails et réduisez votre empreinte carbone. Un utilisateur économise en moyenne 10kg de CO₂.

Nous vous invitons aussi à consulter Ecoprod afin de vous informer et agir pour des productions audiovisuelles et cinématographiques respectueuses de l’environnement – https://www.ecoprod.com/fr/

Mardis de l’ARTS – 7 avril 2020

Le groupe IMAGE, leur lettre ouverte aux loueurs et autre…

Nous parlerons notamment d’une lettre ouverte écrite par des travailleurs de l’image, Directeurs de la photographie et assistants camera, membres de l’association, à destination des grands groupes de location de matériel audiovisuel.

Le manque de loueurs dans la région marseillaise est une énorme problématique pour l’ensemble de la chaîne de production des industries audiovisuelles, du spectacle vivant, de l’événementiel et du cinéma. Nous demandons par ce mouvement l’implantation de succursales, notamment de location caméra dans la région Marseillaise. Cela viendrait compléter l’offre lumière, machinerie et véhicule qui existe d’ores et déjà.

Venez en discuter le mardi 7 avril à partir de 19h à l’annexe du WAAW (16 rue des trois rois Marseille 6eme)

La cité du Cinéma – le questionnaire!

Suite à notre réunion du 4 février, concernant le projet de cité du cinéma nous avons mis en place un questionnaire pour connaître vos envies vos besoins, le voici, merci de le remplir et de le partager avec vos contacts :

Formulaire ici

Bien entendu, si vous avez des remarques, des précisions, des besoins spécifiques, des idées hyper créatives, vous pouvez nous contacter par mail : artscineav@gmail.com

Merci à Scarlett Garson pour son aide.